Magicien mentaliste à Paris : la parenthèse d’oubli

Magicien mentaliste à Paris : la parenthèse d'oubli

Après avoir abordé le pouvoir du cerveau et l’illusion visuelle, voyons plus en détail comment les mentalistes exploitent aussi les failles de notre cortex.

De nombreux professionnels de l’illusion sont devenus célèbres en exploitant les points faibles de notre mémoire. Le plus célèbre d’entre eux demeure certainement le britannique Derren Brown. Au fil de ses spectacles, il a démontré le pouvoir de suggestion qu’il avait sur les spectateurs.

Une approche parfois un peu extrême, par exemple dans le programme qu’il a développé pour Netflix, intitulé The Push, où il incite un cobaye à commettre…un meurtre !

Le mentaliste exploite les failles de l’être humain

Sans aller jusqu’à de tels extrêmes, les illusionnistes emploient, à l’instar du mentaliste anglais la « parenthèse d’oubli ». C’est un des outils des mentalistes et des professionnels de l’illusion, au même titre que l’intuition, la suggestion, la communication non-verbale, les micros-expressions et la PNL.

Pour parvenir à leurs fins, les mentalistes exploitent une faille de l’être humain. En effet, notre mémoire à court terme est limitée concernant certains détails. On se concentre sur les choses qui nous paraissent importantes, et on en oublie d’autres au passage. Notre cerveau effectue un tri, afin de faire le distinguo de l’essentiel et du superflu.

Il faut savoir que plus le temps qui sépare une action d’un effet est long, plus les êtres humains ont tendance à oublier qu’il existe un lien entre les deux. C’est ce qu’on appelle une « parenthèse d’oubli« .

La courbe de l’oubli

De nombreuses études scientifiques ont démontré la chute très rapide de la mémorisation. Ainsi, au bout de 9h00 environ, il ne resterait plus que 40% de l’information mémorisée. La courbe ralentie sa chute ensuite sur le plus long terme, l’oubli n’est jamais total. Pour élaborer les souvenirs, le cerveau se base sur vos valeurs, vos croyances, votre éducation.

Ce déclin de la mémoire au fil du temps a fait l’objet de nombreux travaux, à l’instar du philosophe allemand Hermann Ebbinghaus. Ce dernier a émis l’hypothèse que la vitesse de l’oubli dépend d’un certain nombre de facteurs tels la difficulté du matériau d’apprentissage, sa représentation et des facteurs physiologiques comme le stress ou le sommeil. Il est allé jusqu’à énoncer que le taux « basique » d’oubli diffère entre les êtres humains. Il en conclut alors que cette différence de performance peut être expliquée par les différentes compétences de représentation mnémonique.

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